INFOS GALAPAGOS LA ROUTE DE FK8DX Infos galapagos.(29juin2007) sur le bateau Marianne, Joel n'en était pas à sa première traversée du pacifique. il avait une route spécifique qui le faisait piquer plein sud pendant deux jours, puis, il prenait la route vers galapagos, cela lui permettait de faire moins de moteur que les bateaux qui piquent en ligne directe sur les Galapagos depuis le Panama. Je mentionne les points GPS qu'il donnait lors des vacations à la sortie du golfe de panama au 8°12N 78°50W il piquait plein sud cap vrai au 190° deux jours de moteur pour trouver le vent (il pensait trois, mais les conditions ont été pour lui) 3°29N 79°17W il est au large de l'équateur, il fait du près serré dans 20 noeuds cap 210 3°02N 81°16W IL VISE LES GALAPAGOS CAP 270° il a du courant de face ce qui l'oblige à faire du près serré 2°30N 85°01W CAP 250 VENT DU SUD (plus de courant) 1°33N 86° 02W CAP 240 VENT DU SUD 0°21 N 87°29W 129 milles des galapagos vent de sud est petit courant favorable CONSEIL IMPORTANT DE JOEL SUR LES GALAPAGOS Joel est à sa troisième visite aux Galapagos, il a évidemment pu mesurer les changements de l'archipel depuis 1977 et 1982, dates de ses premiers passages. Il déconseille fortement le mouillage de Puerto Ayora de Santa Cruz, il le qualifie d' EXTREMEMENT DANGEREUX. Il y a de nombreux bateaux charter au mouillage. Les bateaux sont à se toucher. De plus, les bateaux charters passent à toute vitesse dans le mouillage sans aucune précaution. Un catamaran néozélandais s'est fait percuter par l'un d'eux. Alors que le catamaran était au mouillage. Il a été ramené de justesse sur terre pour l'empêcher de couler. Le voyage se finit donc mal pour ce bateau. Joel ne comprend pas comment certains capitaines de voiliers décident de laisser leur bateau dans ce mouillage, le temps d'une excursion dans l'archipel. "Ils ne se rendent pas compte du risque qu'ils prennent", dit-il. La solution la plus sage est donc de faire escale à Sant Cristobal, qui est plus préservé, plus calme. Il précisait aussi que tout était interdit pour les bateaux de passage. Y compris de changer de mouillage. Le seul moyen pour faire une visite de l'archipel, reste de laisser son bateau une semaine au mouillage de San Cristobal et de partir sur un des bateaux charter. La semaine coûte entre 2000 et 4000 dollars par personne. C'est du tourisme de haut niveau. Les bateaux charter font le plein et emmènent entre 60 et 100 personnes. Il nous dit que la nature n'a plus rien de sauvage. A partir du moment où on est plus d'une centaine sur une même plage à regarder les phoques, les fous à pattes bleues, ... Ce ne sont plus des animaux sauvages. F4EXT confirmait les impressions de dangerosité du mouillage de Santa Cruz. Il précisait que dans les Galapagos, les cartes électroniques étaient fausses. La marge d'erreur était de 0.155 milles vers le nord. FK8DX A quitté Puerto Ayora ce matin tôt, ils mouillent à Isabella, pour récupérer une bonne nuit de sommeil après toutes les nuits trop chahutées de Puerto Ayora. FK8DX 0.03N 91°15W Il contournait l'île d'Isabella par le Nord. Il disait être devant un paysage majestueux, 5 volcans, des coulées de lave récentes, une côte farcie d'une faune riche. Il était heureux de son choix, de faire escale dans cette île, car il a pu préparer le bateau tranquillement, le mouillage étant bcp mieux abrité que Puerto Aiora. Il aurait été scabreux de ranger moteur d'annexe et autre dans ce dernier port. Donc bravant les interdictions qui gèrent les Galapagos, il s'est quand mm arrêté sans être trop inquiété par les autorités. _______________________________________ From: ON4QTZ En mer, Lundi le 31 mars 2008 Position: S 01°12,1950 W 091°17,2309 Un grand bonjour à tous et à toutes, Nous avons quitté ce matin l'île Isabela, la plus grande des îles de l'archipel des Galapagos et la plus jolie à visiter aussi. Une longue route nous attend, 3005 miles sans plus voir la terre pendant 25 à 30 jours au moins. Avant tout nous devons nous éloigner de la zone de convergence tropicale, autrement dit le pot au noir pour trouver des vents plus favorables plus au sud vers le 8ème parallèle. Ceci sera une autre histoire. Nous sommes arrivés le 25 mars aux Galapagos après quatre jours et 6 heures de navigation depuis Salinas en Ecuador. Une navigation essentiellement au moteur , exceptée 15 heures de voile, un cadeau du ciel dans ce pot au noir. Par contre, un courant portant de 1 - 1.5 kn qui nous a fait gagné aussi une centaine de miles. Pour toi qui aime les chiffres, notre consommation a été de 230 litres de diesel pour les 575 miles parcourus. Poissons pêchés...: 0, juste plusieurs tentatives d'une frégate d'attraper notre leurre. Bateaux rencontrés : 2 trains de barges remorquées, un pétrolier, un bateau de pêche remorquant deux lanchas et un voilier qui parti une heure avant nous de Salinas est descendu plus au sud pour avoir du vent, sans succès, il nous a rattrapé environ à mi-route. Maintenant que nous allons entamer la grande traversée, plus question d'utiliser le moteur si ce n'est que pour recharger les batteries de temps en temps. Nous avons passés trois jours à Puerto Ayora sur l'île de Sta Cruz où nous avons essentiellement refait le plein de diesel et d'eau, ce qui n'est pas une chose facile, car il faut d'abord charger les bidons dans un "water-taxi", se rendre à terre puis prendre une camionnette-taxi pour aller jusqu'à l'unique pompe à essence de l'île , faire la file derrière d'autres camionnettes identiques faisant le plein pour d'autres bateaux... Vous vous imaginez la suite avec le chargement de ces bidons sur le Quetzal et le transvasement du carburant dans les réservoirs. Étonnante cette ville de 18.000 habitants, assez moderne mais où il n'y a pas de distribution d'eau potable, juste un réseau d'eau saumâtre. Quelques fabricants d'eau désalinisée par osmose inverse vendent le bidon de 20 L à 1 US$ si vous rapportez la vidange. Pas de quai pour le déchargement des cargos, tout se transborde sur de barges La station de recherche consacrée à Charles Darwin vaut le détour, elle se trouve à moins de 2 km du centre-ville et l'entrée est gratuite. On y trouve plusieurs tortues terrestres géantes, dont un ancêtre qui serait le dernier représentant de son espèce. La station montre aussi les efforts qui sont menés pour protéger la faune et la flore unique de ces lieux en combattant en outre les espèces envahissantes importées telles que les chiens, les chats, les chèvres qui détruisent entre autre les plantes dont se nourrissent les tortues. Il en est de même pour la flore avec le Lantana qui envahit tout, etc. Nous sommes maintenant au sud de l'île Isabela, à Puerto Villamil, une petite bourgade de moins de cinq milles habitants. Comme nous n'avons pas fait d'entrée officielle, ce qui prendrait trop de temps, il a fallu discuter avec la capitainerie pour obtenir un permis de trois jours; nous avons invoqué la panne technique. Après un nouveau plein d'eau et de diesel avant la grande traversée nous prendrons un tour guidé pour visiter un des volcans de l'île. Il faut dire que tout est volcanique par ici, des laves très noires formant des croûtes en forme d'empillement de cordes. De nombreuses cavités ou tunnels se retrouvent un peu partout quand la lave a continué à couler sous ces croûtes donnent un aspect assez chaotique. Autour du bateau c'est un vrai régale, des colonies de "Bobbies à pattes bleues" plongent sans arrêt comme des flèches depuis plusieurs dizaines de mètres de haut. Ils disparaissent sous l'eau pendant deux à trois secondes et remontent comme des bouchons et les voilà repartis en vol. Plusieurs otaries, les curieux comme les appellent les Canadiens, tournent autour des bateaux à la recherche de leur petit-déjeuner et parfois on aperçoit un petit pingouin ou une tortue de mer. Hier, en revenant vers le Quetzal en dinghy nous sommes passés à côté de bateaux de pêche envahis par les otaries qui viennent y prendre leur bain de soleil. Elles ne sont pas farouches pour un sous, juste un peu mécontentes quand on les arrose. le soir il faut prendre soin de remonter le dinghy pour éviter qu'elles ne montent à bord... Des sans-gênes ces dames! Nous observons aussi un curieux ballet d'hirondelles qui, comme des papillons, survolent la mer en faisant du sur-place, les ailes hautes, les pattes effleurant la surface de l'eau... Que pêchent-elles ? Dimanche le 30 mars, nous nous sommes inscrits à une visite d'une caldera et d'un petit volcan. D'abord nous roulons sur l'unique route de l'île, une piste en terre qui parcourt les différents zones de végétation pour grimper petit à petit à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer; Tous les volcans ici sont les produits d'un volcanisme basaltique aux laves fluides qui ne forment que des dômes assez aplatis avec de très larges épanchements de lave. La caldera de Sierra Negra, une vaste cavité de 10 à 12 km de diamètre est le résultat de l'effondrement de la chambre magmatique sous-jacente. La dernière coulée à partir d'une faille en bordure de la caldera date de il y a trois ans et une couche de lave noire sombre de 4 à 6 mètres d'épaisseur a envahit les 3/4 du fond de la caldera. La zone plus à l'ouest est un champ de lave assez récent aussi, un véritable paysage lunaire. Nous avons mangé notre sandwich sur le bord d'un petit cratère adventif quand sont arrivés de gros nuages aussi noirs que le sol... Quel spectacle ! Le retour s'est fait sous la pluie, nous étions tous trempés jusqu'aux os, mais que c'était bon! Prochain épisode de ce voyage à plus tard . Amitiés à tous Marc ___________________________________________________________________________________ From: VA2SLM (mars-avril 2008) Bonjour chers marins, Nous avons été ravis par les Galapagos, là aussi, il aurait fallu plus de temps. Malheureusement nous n'avons appris que sur place, le dernier jour, qu'il était possible de visiter toutes les îles avec notre bateau, moyennant une autorisation spéciale un ''autografo'' valide pour 30 ou 60 jours qu'il faut se procurer auparavant à Quito via un agent (pas besoin de se rendre à Quito, un agent fait le travail pour vous). Il faut aussi payer évidemment le droit d'accès au parc soit 100$ par personne pour la durée du séjour. Évidemment l'autografo implique quelques $$$ (nous n'avons pas pu savoir combien) mais je crois que les Galapagos en valent largement la peine. Nous avons quand même pu nous arrêter 2 semaines à Santa Cruz sans problème et 5 jours à Isabela (en prétextant une panne de démarreur). Isabela est vraiment très belle et nous avons pu l'explorer un peu par terre et par mer avec des ''tours'' locaux. Un de ses volcans, le Sierra Negra a un cratère qui fait 14 km de circonférence, le 2e plus grand au monde. Une éruption en 2005 a laissé dans son cratère un grand tapis de lave noire, ce qui rend le paysage assez impressionnant, le noir de la lave tranchant avec le vert des parois du cratère. L'excursion en bateau nous a amenés à des tunnels et ponts de lave dans l'eau où nous avons pu faire du snorkeling avec les tortues géantes, les manchots, les otaries et les requins (white tip). Réal s'en est donné à coeur joie avec sa vidéo sous-marine! Le mouillage d'Isabela est très bien abrité, une dizaine de bateaux sans plus, mais plein de manchots, de fous à pattes bleues et d'otaries qui viennent volontiers se reposer dans les marches du cata ! Elles sont toutefois plus polies que celles de San Cristobal... des canadiens sur un cata à San Cristobal ont eu le plaisir d'en retrouver une dans leur cockpit à leur retour. Évidemment, elles avaient laissé des cadeaux odorants et ils en ont eu pour des heures à tout nettoyer ! Il paraît que c'est assez drôle de voir les propriétaires de catas inventer toutes sortes de trucs pour empêcher les otaries de monter dans les marches et aussi dans les annexes ! Santa Cruz est aussi intéressante notamment pour l'avitaillement; elle est plus touristique et plus achalandée à cause de l'aéroport. Le mouillage est immense, plein de bateaux de charters mais l'endroit est quand même sympa et il y a quelques belles balades à faire sur l'île, ne serait-ce que de voir les tortues terrestres géantes soit dans la nature, soit au Centre de recherche Charles Darwin (gratuit). En passant, parlant du 100$ d'entrée/personne pour le parc, les officiers des capitaineries nous ne l'ont pas réclamé ni à Santa Cruz ni à Isabela mais des français nous ont dit avoir dû le payer à la capitainerie de San Cristobal. Par contre, lorsqu'on fait des excursions dans le parc avec des tours locaux, notre expérience est que certains vérifient si on a payé et l'exigent alors que d'autres ne le font pas... c'est donc plutôt aléatoire. Nous croyons toutefois qu'il ne faut pas s'empêcher de visiter les Galapagos pour 100$, c'est un site exceptionnel et c'est normal de contribuer à l'entretien du parc et à sa conservation. De toute façon, 100$, c'est peu à côté de tout ce que coûte un bateau !!! Il en a coûté 100$ pour faire les formalités à Isabela. Ils ont tenu compte de ce qu'on avait déjà payé à Santa Cruz. Si vous voulez faire des tours à Isabela, nous vous recommandons Fabricio Mococho (tel 097 832 165 fabriciomococho@hotmail.com). Il est sympa et compétent, vous le verrez, il vient visiter les bateaux au mouillage avec sa lancha.Il en coûte 250 $ pour l'excursion des tunnels de lave, quelque soit le nombre de personnes, maximum 5 personnes. Pour aller au volcan, les prix varient entre 25$ et 40$ par personne. On peut aussi louer des chevaux mais ça ne vaut pas la peine, la petite rando pour s'y rendre fait du bien aux jambes des marins que nous sommes ! Enfin, une question, avez vous rencontré le voilier français "Aligot" ? Il y a à bord un couple et 1 (ou 2) petites filles. Ce sont des amis de copains des Marquises et ils les attendent depuis un petit moment. Ils devaient être à Panama il y a quelques semaines, mais avec les délais de passage, ils y sont peut-être encore. Si vous l'avez vu, nous faire signe ou leur dire de donner des nouvelles au voilier Zingaya, Benoit et Marie-Laure, FG1JQ@WINLINK.ORG. ____________________________________________________ Quelques chiffres pour ceux que ça intéresse : - 887 milles nautiques depuis les Perlas - 130 hres de moteur - 8 hres de voile !!!!!!!!!!!! la PÉTOLE !!!!!!!!! - courant portant de 1.45 noeud en moyenne, donc un cadeau de 200 mn ! - au départ, avons fait route à un cap 30 milles à l'ouest de Malpello - ensuite nous avons fait route encore plus à l'ouest pour profiter du courant au maximum jusqu'aux Galapagos - pêché 5 thons, échappé une grosse dorade - n'avons croisé aucun bateau sauf à 100 milles des Galapagos, 2 grands filets de pêche que nous avons dû contourner - beau soleil, une demie-journée de pluie, mer encore chaude - spectacles quotidiens (l'un et/ou l'autre):pélicans, raies sauteuses, dauphins, tortues, baleines, magnifiques couchers de soleil Donc, une traversée bien mollo sur une mer d'huile, voûte étoile et pleine lune, Merci la vie ! Avons choisi Santa Cruz plutôt que San Cristobal (les 2 seuls ports d'entrée) pcq, à la lecture de récits de d'autres marins, San Cristobal, plus petit, moins de services, moins de diversité faunique, donc moins d'intérêt en général (confirmé par des marins rencotrés ici qui y s'étaient arrêtés l'an dernier). Frais (pour un cata de 14m): 299$, détaillé comme suit... - 20$ entrée immigration, 20 $ sortie Frais à la capitainerie : - 21.48$ frais d'arrivée - 21.48$ frais de sortie (payés à l'avance) - 77.50$ frais d'ancrage - 16.11$ frais de ``contamination`` - 99.00$ frais d'entretien feux signalisation et bouées - 11.97$ frais Foradio ??? - 7.75$ frais Canal y ??? On nous avait mis en garde contre le fait qu'ils nous inciteraient fortement à retenir les services d'un agent (250$) pour faciliter notre entrée puisque nous n'étions pas passés par le continent en premier lieu et aussi obtenir tous les services disponibles ici (eau, gazole etc). Nous avons été fermes mais polis disant que n'en avions pas besoin, que nous étions habitués à nous débrouiller seuls etc. et après quelques minutes de discussion, ils ont abdiqué. Des français nous ont dit avoir dû discuter pas mal fort et demander à voir leur supérieur pour enfin avoir gain de cause. Peut-être le fait que Réal parle bien espagnol a-t-il aidé, ils voyaient bien que nous ne nous en laisserions pas imposés... Santa Cruz est une île touristique avec plein de services (internet, épicerie, ferronnerie etc.) Diesel est à 1$ le gallon à la station service (avec bidon et taxi 5$ aller-retour) mais peut être livré au bateau avec des frais supplémentaires. On peut aussi visiter l'île en taxi pour 8 $/hre (3 hres suffisent). Côté épicerie, c'est pas trop mal garni mais évidemment plus cher, notamment le vin (12-15$/bouteille). La station de recherche Charles Darwin vaut la visite (gratuite), ne serait-ce que pour voir les grosses tortues terrestres. Nous y avons été chanceux, nous en avons vu 2 se faire des amours... ce qui fut plutôt long compte tenu qu'il fallait que l'une monte l'autre... pas facile avec des carapaces glissantes et des grosses pattes malhabiles et lentes... ! Le clou du spectacle est qu'on a su ensuite qu'il s'agissait de 2 mâles... peut-être se pratiquaient-ils ????? Nous passerons quelques jours ici puis irons sur Isabela qui est la plus belle Isabela, c'est vraiment une très belle escale, à ne pas manquer. Nous avons fait hier l'excursion aux tunnels de lave et avons nagé avec des tortues géantes, des manchots et des requins (white tips). Ce fut vraiment une très belle journée pour clore notre visite aux Galapagos qui a été trop courte, il faudra y revenir... _______________________________________________________ Subject: les galap vues par Pierre VA2GOR Date: 01 Jul 2008 13:07:08 -0000 Salut Nathalie Un texte écrit pour mes amis mais qui peu ajouter a tes conaissances. Plus que 183 jours avant le nouvel an. Les îles Galapagos sont très dispendieuse si vous ne voulez qu'effectuer quelques réparations. Un officiel vient vous voir au bateau et vous dit qu'il vous en coûtera $200.00 US plus l'immigration qui ne coûte que 15 pour rentrer et 15 pour sortire. J'y suis arrivé le samedi 14 juin en espérant effectuer la réparation de mon support d'annexe en un jour pour ne pas avoir a payer inutilement. Malheureusement il me fallais 4 écrous et il était déjà tard. J'ai donc pris mon mal en patience et payé tout ce qu'on me demandais pour être légal. Dans cette région, la nature est bien différente d'île en île. Il est bon ou essentiel d'avoir beaucoup de dollars si on veux faire des sortire car c'est très touristique. Le bon coté est qu'il y a plein de restaurant et café Internet bien abordable et les gens y sont d'une gentillesse comparable a la Colombie. Il y a des ferronneries un peu partout et on peu généralement trouver le nécessaire pour des réparations. Les loues de mer qui ne semble avoir aucun prédateur ici, vive en grand nombre et se reposent sur les trottoirs, les barques et bateau de pêcheur sans aucune peur. Les poissons qui y sont aussi différents, ne sont pas farouche et sont presque embarrassants si on veux nager. Je suis reparti le 14 juin et suis maintenant en direction Marquises ou Tahiti. Vous pouvez suivre mon trajet en allant sur : http://lereseauducapitaine.qc.ca/voiliers.html. VESPER III Pour les navigateurs : Mon mouillage était le suivant : Pto. Baquerizo Moreno a l'Île San Cristobal au Galapagos 00 53 S / 089 37. Pour le côté administratif, il faut normalement payer pour le parque $100, pour l'agent qui est maintenant obligatoire $100 plus zarpe de sortie $11.50, pour le capitaine de port cela varie selon la grosseur du bateau mais en générale environ $100, pour l'émigration total de $30. Cela fait un beau totale de $341.50 pour rester au îles entre 2 et 20 jours. Il est possible de faire un ravitaillement rapide et de repartire sans frais en moins de 24 heures. Dans le dernier cas, il est presque nécessaire d'avoir un guide pour ne pas perdre de temps. Les taxi aquatique répondent sur le canal 14 VHF et ne coûte que 50 cent le jour et $1.00 le soir. Ils sont environ 8. Le prix du diesel au Galapagos n'est que de $1.25 le gallon, il n'est donc pas nécessaire de passer par la Colombie et l'Équateur pour aller faire le plein. Les vents tournent après environ cent milles des côtes pour nous diriger vers les îles Galapagos. Quand Fernando (le représentant officiel) est venu me voir, je n'étais pas très bien habillé et je lui ai dit qu'il m'étais impossible de rester plus qu'un jours après qu'il m'aie annoncé les prix. Je l'ai envoyer faire une petite épicerie et quand il est revenu, malgré le fait qu'il m'a chargé plus du double pour la commission j'étais content d'apprendre qu'il m'a obtenu une réduction de $50 avec l'agente Carmela. Je n'ai pas eu a payer le parque non plus. Mon total pour l'administration n'a été que de $155.50. A plus Pierre VA2GOR ----- End of Original Message ----- du bateau Odilon, qui a fait costa rica_ coco_ galapagos impressions sur galapagos juin 2008 Bonjour Les mythiques iles Galapagos nous ont laisse un souvenir mitigé. Bien sur, nous avons nagé au milieu d’otaries joueuses, plongé dans des bancs entiers de requins marteau ( Christian aussi , si, si ! ), touché des pingouins égarés sous les tropiques, grimpé au sommet de volcans pas vraiment eteints, découvert avec surprise les fous à pattes bleus endémiques qui avaient interpellé Darwin, admiré les tortues géantes, disparues ailleurs. Tout cela correspond au mythe. Mais ce paradis est un peu gaché par un mouillage d’horreur, completement exposé à la houle du large , obligeant le mouillage sur 2 ancres, au milieu de bateaux charters locaux peu regardant sur les chandeliers des autres. Gaché aussi par le racket organisé des autorités locales, petits chefs qui abusent de leur pouvoir ( on est encore en Amérique latine sur ce plan ) qui profitent du caractère obligatoire de l’escale pour extirper aux plaisanciers de passage des frais importants et variables selon les bateaux, , surtout vis à vis de « gringos » détestés. Par le marché noir du gas oil organisé par les pécheurs. Par l’hypocrisie de l’état d’ Équateur qui, malgré les injonctions de l’ONU, pousse à l’exploitation touristique des iles, laissant l’immigration du continent doubler en 5 ans la population locale, avec les problèmes d’eau et de déchets correspondants, bref garantissant à terme la disparition de ce petit paradis écologique. Déjà les populations endemiques sont en regression, en raison des modifications causés à l’environnement par un tourisme de masse. Bref , le développement anti-durable. Et le classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité sensé protéger le site a en fait l ‘effet opposé en attirant des milliers de touristes. Bref malgré les plongées d’anthologie, on était content de partir. Et partir nécessite du courage ; Car devant , un grand vide de 3000 miles ( 5 000 Km ). La carte fait peur. Quant à notre petit globe terrestre, entre le point départ et celui de destination, il faut tourner la sphère. Angoissant. Evidement, le vent est sensé être bon. Statistiquement bien sur, ce qui veut dire que rien n’est garanti. Et puis toute panne devra être réparée avec les moyens du bord. On répare ou on s ‘en passe. On se prépare donc au pire en envisageant de récupérer l’eau de pluie, de manger froid, de vivre dans le noir, etc.. Le pire absolu étant la panne de pilote automatique qui obligerait à barrer 24h/24. Un cauchemar. Le départ commence mal. Un sournois bloc de corail a coupé notre mouillage arrière et je remonte piteusement le bout sans résistance . Tel Louis Antoine de Bougainville auquel le même incident était arrivé, nous avons perdu une ancre . Voilà qui est grave. Perdre notre mouillage arrière réduit sensiblement la sécurité du bateau . On doit la récuperer. A Saleccia, ce serait facile. L ‘eau est claire, peu profonde. Une affaire de 5 minutes. La, la houle est forte, le mouillage est sillonné de hors bords à pleine vitesse, l’eau est trouble et infesté de requins. J’embringue Christian dans l’affaire. Sans lui parler des requins. On plonge grâce à nos petites bouteilles de plongée. Mauvais. La visibilité est nulle. On ne voit pas ses propres mains. C’ est mal parti. Apres 1/2 heures de tatonnement, je me rend compte qu’il faudrait un miracle pour retrouver notre ancre . On remonte. Partir pour 6 mois de croisière dans le Pacifique sans mouillage arrière est une option qui me revulse. Nous optons pour la ruse. En utilisant la partie coupée du bout, on doit avoir une approximation de la distance de l’ancre. En tenant l’extrémité du cable et en tenant Christian de l’autre main , on devrait ratisser un arc de cercle qui à un moment ou un autre doit nous amener sur l’ancre. On replonge. Toujours dans la purée, toujours au milieu des requins. Au bout de 5 minutes, bingo, je tombe le nez sur l’autre morceau du cable. L’ancre est au bout. Nous remontons le tout. A ce moment, un zodiac fonce vers nous. A bord, un galonné et un marin. « C’est interdit de plonger aux Galapagos sans un guide du Parc. » Je montre l’ancre accompagné d’un regard peu amène. Le galonné voit le tout et fait demi tour sans un mot. Ce sera notre dernière image des Galapagos. Nous sortons de la rade, hissons les voiles et en avant plein ouest, grand largue, pour 3 semaines au milieu des embruns et des poissons volants .